Bon à savoir

Octobre

Viande: l'OMS se prend les pieds dans le tapis et les journalistes dérapent

Branle bas de combat dans les médias français lundi 26 octobre: un rapport de l'OMS montrerait que la consommation abondante de viande et de charcuterie augmenterait les risques de cancer colorectal. Ce que dit l'étude ( mais pas les médias) c'est que ce risque se mesure sur des personnes consommant plus de 500 g de viande rouge et de charcuterie par semaine et pour cette dernière, il s'agit de charcuterie de la grande distribution, très salée, bourrée de gras, de conservateurs, de colorants et autres saloperies. L'étude a été réalisée au Texas, pas le meilleur endroit pour trouver des adeptes de l'alimentation équilibrée. Néanmoins, il est démontré que la surconsommation de viande (plus de deux fois/semaine) est facteur de troubles de la santé.

Manger mieux limite le réchauffement!

27% de l'activité des Français est alimentaire et a un impact sur notre empreinte carbone. En étant conscient de cet impact, en mangeant mieux, on peut donc aider à limiter le réchauffement climatique. C'est ce qui a conduit l'ONG GoodPlanet fondée par Yann Arthus-Bertrand à proposer 60 solutions touchant à notre alimentation qui vont dans le sens des économies d'énergie. La fondation ne dit pas quel est l'impact climatique des prises de vue de M. Arthus-Bertrand, mais bon, ne boudons pas une source de bonnes idées à mettre facilement en pratique pour faire notre part du job. C'est ici: www.lasolutionestdanslassiette.fr.

Septembre 2015

Le saumon de Norvège va mieux... selon les autorités norvégiennes

On se souvient du scandale alimentaire provoqué par la révélation des pollutions contenues dans le saumon d'élevage norvégien. Un scandale qui a porté un rude coup à l'économie norvégienne dont l'élevage du saumon est le premier poste d'exportation vers la France. Depuis, il ne se passe une année sans que des nouvelles rassurantes nous parviennent sur l'état de cet élevage. Cette année encore, une étude du Comité scientifique pour la sécurité alimentaire de Norvège (VKM) vient à point nommé pour affirmer que "Les avantages liés à la consommation de poisson l'emportent nettement sur le risque insignifiant que représentent les niveaux actuels de polluants et autres substances étrangères". Ben voyons! C'est le même raisonnement par l'absurde que nous servaient les grosses têtes du SCPRI après le passage du nuage radioactif de Tchernobyll. Suite aux révélations des ONG, la Norvège a organisé une colossale action de lobbying pour réhabiliter son saumon d'élevage, mais pourquoi ne demande t-elle pas à une commission scientifique indépendante de se prononcer? Ce serait la seule manière de lever le doute. 

Septembre 2015

Alerte sur les salades de la grande distribution

Une étude menée par l'association Génération Futures montre qu'une salade verte sur dix achetée en grande distribution contient des produits interdits ainsi que des perturbateurs endocriniens. D'après cette ONG, 16 % des salades contiennent la trace de cinq produits chimiques interdits en France. L'étude a été menée sur 31 salades achetées dans cinq grandes surfaces dans l'Oise (60) et dans la Somme (80).

Selon cette étude, 6,45 % des salades testées contiennent du DDT, un pesticide interdit en France depuis 1971. 9,67 % d'entre elles contiennent des produits chimiques interdits pour traiter les salades, comme l'imidaclopride, un insecticide neurotoxique accusé de tuer les abeilles. En outre, deux tiers des salades testées contenaient des perturbateurs endocriniens, agents chimiques exogènes qui perturbent le fonctionnement hormonal de l'être humain et peuvent provoquer des cancers.

Ces produits illégaux se trouveraient en Espagne, où le trafic de pesticides est florissant. Les sols peuvent être également imprégnés par des années d'utilisation sans contrôle. Le conseil de n'acheter ses salades qu'auprès des producteurs locaux est donc plus que d'actualité.

Septembre 2015

La France peut interdire la mise en culture d'OGM

L’Assemblée nationale a voté la transposition des dernières règles européennes concernant notamment la culture d’organismes génétiquement modifiés (OGM). La directive concernant les OGM permet notamment aux États membres d'interdire cette mise en culture, même en cas de feu vert de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa).

Les ministres de l'écologie et de l'agriculture ont demandé à la Commission européenne l'exclusion du territoire français de 9 maïs OGM autorisés ou en cours d’autorisation au niveau européen sachant que ce cadre s’applique également rétroactivement aux demandes formulées par des fabricants d’OGM auprès de la Commission européenne.

Le MON810, seul OGM autorisé pour le moment dans l’Union européenne, est cultivé dans trois pays : principalement en Espagne, au Portugal et en République tchèque. Ces Etats devront prendre des mesures pour prévenir la contamination des cultures non-OGM, notamment dans les pays voisins.  

"Terre saine", une belle initiative en Poitou-Charente

 

Pour lutter contre les pesticides et faire respecter les réglementations en vigueur, des associations et des collectivités de la région Poitou-Charente ont lancé le label "Terre saine" et signé une charte de respect de ces engagements. Un papillon symbolique pourra désormais être ajouté au logo des communes s'étant engagé à :  respecter les aspects réglementaires relatifs au stockage et à l’utilisation des pesticides, former les agents susceptibles d’utiliser les produits phytosanitaires au Certificat Individuel, mettre en place une stratégie d’actions s’inspirant des critères de la Charte, évaluer les quantités de matières actives épandues.

Avril 2015

Ferme des 1000 vaches: les distributeurs s'interrogent

La grande distribution se pose des questions quant à l'attitude à prendre vis-à-vis des produits de marque distributeur utilisant du lait de l'usine à lait dites ferme des 1000 vaches. Leclerc et Casino démentent avoir donné des consignes aux coopératives laitières pour faire retirer ce lait de leurs yaourts, chez Système U la question ne se pose pas, le lait issu de la Ferme des mille vaches n'entre pas dans la composition de ses produits à marque propre. Il n'empêche que la question fait débat.

Seule Biocoop assume son refus. La coopérative bio a déréférencé ses yaourts premiers prix à marque propre fabriqué par Senoble, suspecté d'utiliser le lait de l'usine à lait incriminé. Raison de plus pour privilégier le système plus respectueux de l'environnement et des consommateurs représenté par des entités comme Bioccoop.

Avril 2015

Le danger est dans nos assiettes, selon l'OMS

le Dr. Margaret Chan, directeur général de l'OMS, était présente le 7 avril au marché de Rungis. Son message est sans équivoque : "La production alimentaire a été industrialisée, le commerce et la distribution des produits alimentaires ont été mondialisés. Ces changements ont créé de multiples occasions de contamination des aliments par des bactéries nocives, des virus, des parasites ou des substances chimiques."Les aliments insalubres peuvent être à l'origine de plus de deux cents pathologies. Parmi eux figurent les denrées d'origine animale insuffisamment cuites, les fruits et légumes contaminés par des matières fécales, des crustacés contenant des biotoxines marines. La France fait pourtant figure de bon élève en publiant régulièrement dans ses communications officielless des messages simples rappelant quelques règles élementaires d'hygiène alimentaire: se laver les mains avant de cuisiner, éviter de cuisiner quant on est malade, ne pas recongeler des aliments décongelés, laver les fruits et légumes. On aimerait que les services ministériels soient aussi présents pour alerter contre l'usage immodéré des pesticides.

 

Avril 2015

 Fin des quotas laitiers: une chance pour les producteurs de fromages

Au 1er avril, la règle obsolète qui limitait la production de lait de chaque pays européen disparaitra. La plupart, pour ne pas dire la totalité, des producteurs ont anticipé ce changement depuis longtemps et déjà, une première conséquence s'est fait jour: les éleveurs travaillant pour les produits laitiers AOP et AOC ont tout à y gagner. Désormais, en Europe, il n'y aura plus de place que pour deux types de production laitière: l'agro-industrie des groupes multinationaux, et les petits producteurs travaillant la qualité, sans OGM. Les premiers se réjouissent de la fin des quotas car ils vont pouvoir exporter plus, quant aux petits producteurs, ils devront travailler leur image et durcir encore leur cahier des charges pour hausser la qualité, trouver des créneaux étroits dont la grande distribution est encore absente et se tourner vers l'exportation en mettant en avant le savoir-faire du pays des 1000 fromages.

 

Mars 2015

L'Afrique s'ouvre aux pesticides 

 Avec un chiffre d’affaires en hausse de plus de 7% pour l’année 2014 et un bénéfice net de + 11,6%, le groupe chimique allemand Bayer est une bonne affaire en bourse. Toutes les divisions du groupe sont concernées par cette bonne santé financière, y compris Bayer Cropscience, producteur d’OGM et de pesticides, qui a fait un bond de 11,2% en 2014 avec des ventes records en Afrique, Amérique du sud et au Proche-Orient. Autrement dit, pour contourner le moratoire européen sur l'utilisation de pesticides et d'herbicides et les (faibles) restrictions en Amérique du Nord, Bayer Cropscience fait le forcing dans le reste du monde. Les marchés africains, déjà soumis à une concurrence déloyale sur leurs marchés intérieurs grâce à la PAC qui subventionne les exportations européennes, sont, en plus, les premières cibles des vendeurs de pesticides. Ce qui rejaillit, évidemment, sur leurs exportations. 

 

 

Février 2015

Bio: La France devant l'Allemagne

 

Avec 1,1 million d'hectares consacrés à l'agriculture biologique, la France double l'Allemagne. Numéro 3 de la bio en Europe, désormais, la France est encore devancée par l'Espagne (1,6 million d'ha), qui a de grandes oliveraies bio, mais elle pourrait bientôt rattraper l'Italie (1,3 million d'ha). Le marché français de la consommation bio (5 milliards et demi d'euros) a encore progressé de 10 % en 2014. Désormais, 10 % du lait, 20 % des oeufs achetés en France sont bio. Le pays est aussi devenu le champion européen du poulet de chair bio. Au total, tous produits confondus, les trois quarts de la demande de produit bio sont comblés par la production française, ce qui n'est pas le cas en Allemagne.

 

 Février 2015

 L'administration contribue à décérébrer les consommateurs

Depuis le début de l'année, les appellations « gîte à la noix », « macreuse » ou « araignée» correspondant à des parties anatomiques de l'animal disparaissent des rayons de la grande distribution pour être remplacés par des appellations simplistes, comme steak ou escalope, suivies d'un certain nombres d'étoiles indiquant la tendreté ou le moelleux. Tout ça parce qu'une étude a montré que le consommateur se perd dans les appellations originelles. Ainsi, au lieu d'essayer d'informer le consommateur, on préfère lui mâcher le boulot et lui faire avaler ce dont il n'a pas forcément envie. Autre avantage du système que la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes se garde bien de mettre en avant, c'est que le client passerait ainsi moins de temps devant les rayons boucherie et pourrait consacrer plus de temps à acheter autre chose... Ce qui est néanmoins rassurant, c'est que cette mesure est censé répondre à une désaffection des ventes en grandes surfaces. Pas si con, le consommateur, finalement!

 

 Décembre

 Les Gars'pilleurs nous mettent le nez dans nos poubelles

 Les Gars'pilleur est un mouvement informel et ouvert dénonçant les aberrations de l’agroalimentaire en sensibilisant et en distribuant gratuitement sur la voie publique les denrées jetées par les supermarchés, boulangeries, etc.

 L'initiative est née à Lyon en 2013. Deux acolytes ayant un estomac trop petit pour la quantité de nourriture récupérée dans les poubelles, décident de la distribuer gratuitement sur la voie publique à tout à chacun. Le groupe n'est pas une association caritative ni une banque alimentaire et ne vise pas les plus démunis, son impact est d'autant plus fort qu'il nous met le nez dans nos poubelles et pointe le gaspillage généralisé. Il a aussi pour but de sensibiliser les personnes à reconnaître un aliment biocidique (qui tue le vivant : pesticides, OGM, additifs alimentaires, sucre, carne, produits laitiers, aliments qui ne sont pas destinés à l’alimentation d’un humain, etc). Il fait aussi réfléchir sur notre société ceux dont le cerveau n'a pas encore été rincé par Coca Cola ou Danone.

 https://www.facebook.com/lesgarspilleurs?ref=hl

 Contre les idées fausses sur le végétarisme

 Le professeur Massimo Nespolo démonte, preuves à l’appui, les mythes et contre-vérités du Programme National Nutrition Santé. Ce physicien, professeur au CNRS de l'Université de Lorraine, montre que les protéines végétales sont complètes et comportent tous les acides aminés essentiels, autrement dit que la consommation de viande n'est pas un besoin essentiel de l'alimentation de l'homme. 
Cette conférence destinée au corps médical lors d'une séance de formation du Centre Hospitalier de Mulhouse le 17 mai 2014 est visible ici: https://www.youtube.com/watch?v=3iUqi751o-QJe précise que je ne suis pas végétarien et que je ne compte pas le devenir, mais il y a des idées fausses qui ont la vie dure qu'il faut combattre.

 Des cépages interdits pleins d'avenir

Depuis 1935, six cépages sont interdits en France - dont le fameux clinton - pour répondre à une crise de surproduction, en particulier celle des vins d'Algérie, département français à l'époque. Ces plants de vigne interdits sont des cépages hybrides très résistants, nécessitant peu d'entretien, donc peu d'intrants chimiques. Des qualités qui intéressent de plus en plus de viticulteurs qui voudraient revenir à une production plus naturelle et moins calibrée. Toujours interdites par l'UE, ces variétés font néanmoins l'objet d'études et il se pourrait qu'une ou deux de ces variétés soient autorisées d'ici 2016. Pas de quoi révolutionner le paysage viticole national, mais plutôt développer des marchés de niche régionaux et démontrer que l'on peut faire du vin sans avoir recours aux pesticides.

 Octobre

 Cinq régions « plus bio »

 L'agriculture bio occupe à peine 4% des terres cultivées, mais certaines régions se distinguent.

1 - Pays de la LoireSpécialisée dans la culture fourragère biologique et les céréales, avec plus de 57 000 hectares de surfaces certifiées biologiques contre un peu plus de 17 000 en moyenne pour l'ensemble des régions françaises

 2 - Midi-PyrénéesAvec plus de 2 700 producteurs certifiés Bio en 2013, c'est la deuxième région où la concentration de ces derniers est la plus importante. Le Gers et l'Aveyron réunissent plus de 57% des surfaces certifiées bio de la région.

 3 - BretagneNon, les Bretons ne produisent pas tous n'importe quoi. Avec 38 500 hectares de surfaces certifiées biologiques, la région est leader en termes de légumes frais bio et assure 21% de la production nationale.

 4 - Rhône-AlpesLeader en production de fruits frais bio. L'Ardèche et la Drôme représentent près de 84% de la surface consacrée à cette production.

 5 - PacaSpécialités: les plantes aromatiques et médicinales et la viticulture. Environ 23% de la production nationale de vin bio en est issue et près de 1 400 hectares, sur les 30 000 consacrés au bio, sont dédiés à la production de plantes aromatiques et médicinales. 

 

 Le recul dans la grande distribution se confirme

A la mi-octobre 2014, Carrefour, leader français de la grande distribution, a fait état d'un recul de ses ventes de 0,7 % dans ses hypermarchés et de 1,2 % dans ses supermarchés au troisième trimestre. Cette tendance a été confirmé par Casino dont les hypermarchés ont vu leur chiffre d'affaires chuter de 3,9 % entre juillet et septembre, et, comme Carrefour, dans le segment des fruits et légumes, en particulier dans les zones touristiques.

Il est à noter que les consommateurs reportent leurs achats vers les produits bio et produits du terroir proposés par la grande distribution. Pour endiguer cette baisse, la distribution joue la carte du toujours moins cher, au détriment évident des producteurs fournisseurs, toujours plus « sollicités ».

Septembre 2014

 Thon en boîte: préférez Le Phare d'Ekmül

 Greenpeace, comme d'autres associations de protection de la nature, alerte depuis longtemps à propos de la surexploitation du thon Albacore qui fournit le thon en boîte, ce couteau suisse de la cuisinière pressée. Les techniques de pèches sont très loin d'être respectueuses de l'environnement, comme voudrait le faire croire le marketing des grandes marques. C'est ce que dénonce Greenpeace dans une nouvelle enquête.

La pêche industrielle utilise en effet des abris artificiels en mer où viennent se réfugier les petits poissons, qui attirent ensuite les thons, le plus gros poisson carnassier. Les thoniers industriels déploient ensuite dans ces « abris » un immense filet qui ramasse tout, y compris les thons juvéniles qui ne renouvelleront donc pas l'espèce.Greenpeace a donc décidé de classer les marques de boîte de thon présents dans les rayons français selon leur technique de pêche.

Deux marques se distinguent : Le Phare d'Ekmül, et la marque distributeur Système U. La majorités des poissons vendus dans leurs conserves — la totalité pour le phare d'Eckmül, 60% pour Système U —, sont pêchés à la canne ou à la traîne. Sur ces critères, Greenpeace décerne un carton rouge aux leaders français « Petit Navire », à Saupiquet et Connétable (Casino et Leclerc ont refusé de répondre) qui tous utilisent des techniques de pêche non sélective.

 Juillet 2004

 Equitable? Vraiment?

 Jusqu'à présent, le consommateur ne pouvait rencontrer qu'un seul logo Fairtrade (commerce équitable) Max Havelaar. Ce label garantit que 100 % des ingrédients pour lesquels il existe un cahier des charges proviennent bien d'une filière équitable et que ces ingrédients représentent plus de 20 % du poids du produit. Dorénavant, un autre logo pourra apparaître sur tout produit dont un ingrédient seulement est acheté aux conditions du commerce équitable. Comme on peut s'y attendre, une dizaine de marques et chaînes de distribution (Lidl, Coop) ont déjà plongé en Suisse et en Allemagne, dont Mars. La marque suisse Kambly, réputée pour privilégier l'approvisionnement local pour le lait, le sucre ou la farine commercialise déjà deux biscuits dont seul le cacao est certifié Fairtrade.

Seuls le cacao, le sucre et le coton sont concernés par ce programme « équitable light » qui va viser en particulier les plats cuisinés de la grande distribution en France. Les premières critiques contre ce système proviennent des producteurs historiques du commerce équitable, la Coordination latino-américaine del Commercio Justo qui « craignent de perdre des marchés et surtout la crédibilité du mouvement du commerce équitable ». L'explication de ce nouveau système tient aussi dans l'apparition de nouvelles certifications durables comme Rainforest Alliance qui a déjà séduit de grandes marques comme Lipton ou Côte d'Or. En France, le nouveau programme de Max Havelaar risque fort d'être identifié par le consommateur comme un label "light" à côté des marques 100 % équitables comme Ethiquable ou Alter Eco dotées d'une forte notoriété. Le choix est donc vite fait...

 

Juillet 2014

80% des plats cuisinés au poisson ne sont pas fabriqués à partir de filets de poisson

L’association de consommateurs CLCV a étudié les étiquettes de 70 produits à base de poissons (parmentiers, brandade, panés, croquettes, surimis, soupes...), de grandes marques et de marques distributeurs.

A l’issue de cet examen, elle constate que la dans 80% des cas, ces produits sont fabriqués non pas à partir de filets de poisson mais de "chair" ou de "pulpe de poisson" composées de chutes de filetage (poissons abîmés, morceaux), des arêtes, de la peau, mixées dans des broyeurs. De la mauvaise qualité donc, dont, en plus, les étiquettes ne définissent pas l'espèce.

Pour l’ensemble des produits étudiés, la teneur en poisson se révèle bien souvent inférieure à 30% (sauf pour les poissons panés), et ils sont souvent "enrichis" d’agents texturants (amidon, glycérides d’acides gras), de matières grasses ou d’eau (surimis), sans que cela soit forcément clairement indiqué. L’association demande donc aux pouvoirs publics et aux professionnels de l’agroalimentaire et de la distribution de travailler à une clarification des règles d’étiquetage de l’ensemble des produits transformés à base de poisson. C'est bien le moins... En attendant que se réalise ce voeu pieu,on n'achète plus de plats cuisinés et on va chercher du poisson qui ressemble à du poisson chez son poissonnier de quartier.

 

Juin 2014

Non, le lait ne protège pas contre les fractures osseuses

Le lobby des producteurs de lait a fait du 1er juin la «Journée du lait ». Ce n'est qu'une opération de relations publiques devant un abaissement significatif des ventes car d'un point de vue médical, il est acquis que le lait n'est pas un élément nutritionnel indispensable chez l'adulte.

Les ventes de lait s'effondrent malgré des millions investis dans des campagnes de promotion assez ridicules (le loup qui boit du lait! On aura tout vu!). On peut le regretter pour les éleveurs, mais sur le plan de la sécurité alimentaire c'est plutôt une bonne nouvelle. Cette addiction très anglo-saxonne au lait a été déclenchée par les industriels de l'agroalimentaire dans les années 50 en France, sous des prétextes de santé qui pouvaient se comprendre dans une Europe qui sortait d'une période de disette alimentaire. Le lait pouvait être considéré comme un bon apport nutritif. De là à lui donner des pouvoirs qu'il n'a pas, il n'y a qu'un pas. C'est ainsi que des études récentes montrent que le lait ne présente aucun avantage dans la protection contre les fractures osseuses.

Walter Willett, responsable du département de nutrition de l'école de santé publique d'Harvard, estime que « contrairement aux convictions de nombreux nutritionnistes, il n'existe pas de preuves réelles qu'une consommation importante de lait réduise les risques de fractures, par exemple".Au contraire, de nombreuses études montrent qu'une consommation importante de lait, telle que trois verres par jour, contribue à un risque élevé de cancer de la prostate. Toutes les études ne montrent pas cela, mais le lien a été confirmé si l'on fait une analyse statistique pour l'ensemble des données. Pour les femmes, trois portions ou plus de lait par jour pourraient augmenter le risque de cancer des ovaires, mais le lien n'est pas aussi évident que pour le cancer de la prostate.

Quelle est alors la bonne dose? Toujours selon Walter Willett, la majorité des adultes ont besoin de beaucoup moins de calcium que ce qui est recommandé aux Etats-Unis et dans les pays européens. L'OMS a statué que 500 mg par jour représentaient un apport suffisant, cet apport peut être obtenu avec moins d'un verre de lait par jour ou avec le calcium contenu dans un régime équilibré sans produits laitiers. La plupart des adultes, à l'échelle mondiale, ne consomment pas de produits laitiers et leur taux de fractures est plus faible que ceux observés aux Etats-Unis et en Europe où l'apport en calcium est bien supérieur.

Mai 2014

Selon "Que Choisir", les dates limites de consommation favorisent le gaspillage alimentaire

Chaque année, les Français jettent en moyenne 20 kg de nourriture, dont 7 kg de produits jamais déballés, rappelle l’association dans le numéro de mai du magazine Que Choisir. Selon elle, la date de limite de consommation (DLC) et la date limite d’utilisation optimale (DLUO) des aliments n’y seraient pas étrangères (1).

Pour l’association de consommateurs, ces deux valeurs seraient «raccourcies à l’excès pour de pures raisons de marketing», afin de préserver l’idée du «produit frais». «Sauf cas particuliers (lait cru ou lait frais par exemple), aucun texte n’impose un délai précis entre fabrication et DLC ou DLUO. C’est le fabricant qui décide, sachant qu’il est responsable de la salubrité de son produit pendant toute sa durée de vie», rappelle l’UFC-Que Choisir.

Celle-ci a mené l’expérience sur 10 produits divers, dont elle a mesuré la qualité microbiologique après la DLC. Résultat: le yaourt nature et celui aux fruits étaient encore de«très bonne qualité» trois semaines après cette date, de même que le saumon fumé et la mousse de foie après une semaine. Seul le jambon cuit supérieur et le poulet subissaient une dégradation rapide après la DLC.

Mêmes résultats avec 6 produits dont l’emballage indique un délai de consommation après ouverture. L’emmental râpé demeure ainsi de «très bonne qualité microbiologique» 14 jours après son ouverture, alors que le fabricant conseille de ne pas dépasser 6 jours.

Afin de réduire le gaspillage alimentaire, l’UFC-Que Choisir demande aux pouvoirs publics «d’encadrer la définition des DLC, de manière que celles-ci soient établies exclusivement sur la base de critères sanitaires», et de «rendre plus explicite aux yeux des consommateurs la différence entre DLC et DLUO en modifiant les mentions précédant ces deux dates».

(1) La DLC est précédée de la mention «à consommer avant», la DLUO de la mention «à consommer de préférence avant».

 Avril 2014

 Le jambon, quoi qu'on en pense, est un des piliers de la restauration nationale, il ne doit pas être choisi sans un minimum de précautions car il est très facile de se faire avoir.

Même si la mode est aux produits italiens et espagnols, le jambon blanc traditionnel garde ses adeptes.

- Jamais sous cellophane.

Le « jambon » (peut-on encore appeler ainsi ces morceaux de viande reconstituée d'un rose gélatineux?) sous cellophane est a prescrire totalement.

- Jamais carré

Le jambon provient de la pate du porc, il est donc de forme ovale plus ou moins allongée mais jamais carré! Si on vous propose des tranches de jambon carrées c'est qu'il a été reconstitué...et pas toujours avec du jambon! Donc, hop, à la poubelle.

- Jamais rose franc

S'il est très rose, presque fluo, là aussi méfiance, c'est qu'il est bourré de nitrites. Un jambon fermier est rose pastel très pâle, « lait fraise ».

- Attention aux appellations

Le jambon de Bayonne est produit dans une ère géographique très large sur les régions Aquitaine, Midi-Pyrénées, Poitou-Charente, mais la salaison se fait dans le bassin de l'Adour. Le « pata negra », est une appellation fourre-tout qui désigne une race porcine commune en Espagne. Ne pas confondre les excellents jambons italiens Vallée d'Aoste Jambon de Bosses avec ceux de la marque « Aoste », produit industriel. Idem pour le serano, autre appellation fourre-tout, qui présente néanmoins ponctuellement des AOC (serano Teruel). Attention également aux jambons corses, surtout ceux vendus sur les étals des marchés en été, vérifier les étiquettes car les provenances sont souvent très indéterminées. Par contre le prisuttu, AOC Corse est une pure merveille à déguster les yeux fermés pour son parfum de noisette. A découvrir avant qu'il ne soit galvaudé par un projet luxembourgeois d'élevage industriel, le jambon des Ardennes, fumé au hêtre, qui devrait recevoir son IGP fin 2014. Rare et succulent. 

 

Février 2014

 Poursuivi pour avoir refusé de traiter ses vignes, un viticulteur «bio» de Pomerol devient le symbole de la résistance aux industriels de la chimie des plantes et du dirigisme étatique.

Le 24 février a débuté à Dijon le procès d’Emmanuel Giboulot, vigneron, accusé de ne pas respecter un arrêté préfectoral «organisant la lutte contre la flavescence dorée, son vecteur et le bois noir dans le département de la Côte d’Or».La flavescence dorée est portée par une bactérie qui se développe dans la vigne et dans un petit insecte suceur et piqueur: la cicadelle.Les laboratoires chimiques n’ont développé aucune parade qui se réduit à la lutte chimique contre l’insecte, objet de l’arrêté préfectoral qui oblige les viticulteurs de la Côte d’Or à traiter préventivement leurs vignes, les pieds infectés doivent être systématiquement arrachés alors que seules quelques parcelles sont contaminées.

Emmanuel Giboulot a refusé d'appliquer ce traitement sur ses 11 hectares de Hautes-Côtes de Nuits et Côte de Beaune où il pratique la viticulture en biodynamie depuis plus de 40 ans. Il a reçu le soutien d'autres viticulteurs dans l'oeil de la justice pour des raisons similaires qui constatent l'échec du traitement chimique et la collusion entre les pouvoirs publics et le lobby des pépiniéristes fournisseurs du traitement. Pour ces vignerons, la seule arme efficace contre la maladie consiste à tremper les plans dans de l’eau à 50°C avant leur plantation.Les viticulteurs proches des instances traditionnels et du syndicat dominant réfutent ces alternatives sans d'ailleurs démontrer l'efficacité du traitement chimique obligatoire. La profession dans son entier attendait donc avec beaucoup d'intérêt la décision du tribunal de Dijon. Le parquet n'a requis qu'une amende symbolique (le prévenu risquait jusqu'à 6 mois d'emprisonnement); le jugement a été mis en délibéré au 7 avril prochain.

 

Février 2014

Manger local, le pli est pris

Ipsos et le réseau Bienvenue à la ferme ont réalisé une étude sur les Français et la consommation alimentaire locale. Le "manger de proximité" s'impose durablement, même s'il passe encore par la grande surface.

Selon l’étude, «80% des consommateurs disent acheter désormais des produits locaux, et parmi eux, près de 4 personnes sur 10 déclarent le faire même souvent». «69% des acheteurs de produits locaux déclarent en acheter actuellement plus qu’avant».40% des personnes interrogées pensent qu’elles pourraient être plus incitées à consommer local s’il y avait plus de points de vente disponibles.88% des Français font toujours leurs courses alimentaires en grande surface, «même si beaucoup vont aussi dans les commerces de proximité (74%) ou encore au marché (62%) et auprès des producteurs locaux (43%)». Ceux qui achètent des produits locaux les trouvent presqu’autant au marché (73%) que dans les grandes surfaces (68%). Les producteurs locaux et les commerces de proximité sont un peu moins sollicités.

D’une manière générale, on cherche davantage à savoir d’où vient le contenu de notre assiette, enfin «les consommateurs accordent désormais autant d’importance au label agriculture biologique (8%) qu’au “made in France” (7%)». 

 

Janvier 2014

Moins d'épandages aériens c'est plus d'emplois

Depuis le scandale révélé – mais pas encore assez porté en justice - des méfaits dramatiques du chlordécone, un insecticide projeté sur les bananiers des Antilles qui a rendu impropres à la consommation les légumes comme les poissons côtiers, la banane antillaise fait l'objet d'une légitime suspicion de la part des consommateurs. C'est dommage, car élevé sainement c'est un fruit excellent au goût comme à la santé. Et ce n'est pas un très récent arrêté ministériel encourageant les épandages aériens en métropole comme en outre-mer qui va arranger les choses.Pourtant, la Guadeloupe a démontré que l'arrêt de l'épandage massif avait des conséquences positives immédiates à la fois sur la production et l'emploi. L'épandage aérien est en effet interdit sur l'île depuis juillet 2013, (ce qui n’est pas le cas en Martinique). Or la récolte de cet hiver a été la meilleure depuis 10 ans avec 71 000 tonnes. De plus, la suppression de l'épandage aérien a créé directement 200 emplois puisqu'il faut plus de bras pour traiter les arbres.

 Janvier 2014

Pollution: En Chine, des millions d'hectares inaptes à la culture

 En Chine, 3,3 millions d'hectares, une superficie supérieure à celle de la Belgique, seraient trop pollués pour être cultivés, selon une enquête nationale rendue publique par le vice-ministre chinois des Terres et des Ressources. Les causes de cette forte pollution : l'utilisation intensive d'engrais chimiques, la mécanisation agricole, l'élimination inadéquate des ordures ménagères en zone rurale, mais aussi le développement massif de l'industrie ou encore l'absence de lois environnementales.Cette pollution serait sous-évaluée, selon les scientifiques, qui estiment que 25 millions d'hectares pourraient être concernés, soit 20 % des terres arables.

 Janvier 2014

Gaveurs: nouvelles plaintes contre Euralis

 Début décembre, quatre gaveurs ont déposé une plainte pour tromperie au parquet de Pau contre Euralis l'un des leaders mondiaux de foie gras. Ils reprochent à la coopérative béarnaise de leur avoir fourni, depuis 2001, des animaux déjà malades, soignés par des antibiotiques avant d'être ensuite réintégrés au circuit de commercialisation, tout en gardant leur appellation Indication géographique protégée (IGP). En avril 2012, les engraisseurs avaient poursuivi l'entreprise devant le tribunaux, avant que la plainte ne soit classée en mai dernier. L'infraction n'avait pas été démontrée. Euralis, qui détient les marques Rougié et Monfort, avait alors précisé que lorsqu'un palmipède recevait un traitement médicamenteux il perdait son appellation et que les antibiotiques restaient une mesure exceptionnelle.

 

 Janvier 2014
 

Révélations sur le régime alimentaire des Romains de Pompei

Une équipe d'archéologues a exploré pendant dix ans une zone mal connue de la cité Pompei (détruite au 1er siècle avant notre ère). Dans ce quartier populaire d'ateliers et de boutiques, ils ont  étudié les restes de nourriture présents dans les cuisines, les évacuations, les fosses d'aisance préservées sous plus d'un mètre de cendres volcaniques. Outre une grande variété de céréales les scientifiques ont trouvé traces de fruits, d'oléagineux, d'olives, de lentilles, d'oeufs, de poissons locaux, mais aussi de viandes et de poissons en salaison provenant d'Espagne. Ils ont également trouvé des coquillages et des oursins, ainsi que des épices en provenance d'Asie et une cuisse de girafe forcément africaine.

Janvier 2014

 La châtaigne d'Ardèche protégée dans l'UE

 La châtaigne d'Ardèche va être ajoutée à la liste européenne des produits protégés, a annoncé la Commission européenne.Ce fruit se distingue « pour ses arômes typiques de brioche, de pain au lait, de potimarron, de patate douce et de miel », a précisé la Commission.Le label européen d'Appellation d'origine protégée (AOP) couvrira les châtaignes fraîches non épluchées, les châtaignes sèches entières épluchées et la farine de ces fruits.

 Janvier 2014

Moins d'antibiotiques pour les animaux d'élevage

 L'Assemblée nationale a approuvé une disposition du projet de loi sur l'agriculture visant à limiter la délivrance d'antibiotiques par les vétérinaires, afin d'éviter que la résistance de l'organisme à ces médicaments se propagent aux humains par la consommation de viande.

 Le texte, présenté par le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, interdit notamment les remises, rabais ou ristournes ainsi que la remise d'unités gratuites lors de la vente de médicaments antibiotiques aux éleveurs. Il renforce le dispositif de suivi des ventes de ces produits et limite les marges réalisées par les vendeurs."La consommation d'antibiotiques par les animaux, qui représente une grande part de la consommation totale d'antibiotiques dans le monde, a des conséquences sanitaires directes pour la santé humaine. En effet, l'utilisation d'antibiotiques dans l'élevage entraîne la présence de gènes de résistance dans les aliments qui peuvent se transmettre aux humains par la chaîne alimentaire", a souligné le rapporteur du projet de loi, Germinal Peiro (PS).

 

Décembre 2013

Saumon OGM: vous en rêviez, AquaBounty l'a fait

Le laboratoire américain de bio-technologie AquaBounty espère obtenir le feu vert de la Food and Drug Administration pour pouvoir commercialiser un saumon génétiquement modifié. Celui-ci présente l'avantage de grossir deux fois plus vite que ses congénères. 

Cette autorisation créerait un précédent unique aux conséquences mondiales car pour l'instant, aucun animal génétiquement modifié n'a été autorisé pour la consommation humaine dans le monde. 

Une coalition d'ONG vient d'alerter sur les conditions d'exploitation de la ferme d'élevage au Panama où les premiers saumons doivent être élevés car le risque existe de voir les saumons génétiquement modifiés s'échapper et se répandre dans la nature. Les ONG américaines opposées au saumon transgénique ont déjà obtenu de plusieurs distributeurs un engagement de ne pas commercialiser ce poisson. 

Novembre 2013

Il faut sauver le soldat Cornichon

La totalité des cornichons que l'on trouve en grandes surfaces vient de Chine ou d'Inde. Aujourd'hui la production française est en danger, et pourtant, sa qualité est incomparable. A Chemilly-sur-Yonne il ne reste plus que deux producteurs de cornichons, les familles Jeannequin et Hup. C'est une bataille dont l'issue ne fait aucun doute face aux rouleaux compresseurs des multinationales de l'agroalimentaire. Il a beau être présent sur la table de l'Elysée, ce n'est pas la gloire qui le fera vivre, d'autant que Hediard, qui l'avait référencé, a mis la clef sous la porte. Il reste quelques épiceries fines pour le commercialiser, quelques irréductibles qui savent ce qu'est le vrai goût du cornichon. Ne les décevons pas d'avoir pris le risque de s'opposer à la mondialisation du goût.

Octobre 2013

L'EFSA n'est pas crédible

L'Observatoire de l'Europe Industrielle, ONG bruxelloise, épingle l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA): 60% de ses experts ont été pris en flagrant délit de conflit d'intérêt.

L’institution européenne évalue les risques des substance présentes dans notre alimentation et décerne les autorisations (ou pas) de figurer à nos menus. Il s'agit donc d'une émanation de l'Union Européenne importante, dont les avis sont écoutés par les gouvernements... et les industriels de l'agroalimentaire. Le moins que l'on puisse donc demander à l'EFSA est l'indépendance vis-à-vis des industriels. Or l'enquête de l'ONG bruxelloise montre qu'il n'en est rien.

Pendant quatre mois, l'Observatoire de l'Europe Industrielle a épluché les déclarations d’intérêts des 209 experts de l'EFSA répartis en 10 panels et un comité scientifiques. Elle à mis en lumière que 122 d'entre eux n'étaient pas indépendants des groupes industriels et des laboratoires. Ainsi, 17 des 20 membres du panel « Produits diététiques, nutrition et allergies » totalisent 113 conflits d’intérêt. C'est tout le fonctionnement de l'EFSA et ses structures qui doivent donc être remis en cause, à commencer par la rétribution des fameux experts. Ceux-ci ne sont pas payés par l'EFSA, ce qui laisse la porte ouverte aux « bonnes volontés » qui seront rétribuées d'une autre manière. Par les industriels par exemple..

Et pour une fois il faut louer l'attachement de la France à son indépendance et à son système administratif. En effet, l'ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) effectue au plan national le même travail que l'EFSA. Sous la tutelle des ministères de la Santé, de l'Agriculture, de l'Environnement, du Travail et de la Consommation, l'agence est chargée d'évaluer les risques dans le domaine de l'alimentation, de l'environnement et du travail; ses recommandations vont souvent beaucoup plus loin que celles de l'EFSA. Le rapport accablant de l'ONG belge est donc un satisfecit indirect dont les autorités et les consommateurs français devraient se réjouir.

L'analyse du rapport ici (en anglais):

http://corporateeurope.org/efsa/2013/10/unhappy-meal-european-food-safety-authoritys-independence-problem

 

Octobre 2013

Non le fromage n'est pas mauvais à la santé

Un nouveau rapport paru dans la revue British Medical Journal laisse entendre qu'il serait moins néfastes pour le coeur que ce que l'on pensait précédemment.
Ce rapport avance que les graisses saturées, longtemps montrées du doigt, ont en fait un impact modéré sur les risques de maladies cardiovasculaires et pourraient même prévenir certains de ces troubles. Les produits laitiers sont très riches en graisses saturées mais aussi en vitamines A et D, en calcium et en phosphore. Par contre, les consommateurs doivent bien faire la différence entre graisses saturées et graisses trans, que l'on trouve souvent dans les plats préparés, les produits industriels et les fast-foods. 

Octobre 2013

Alimentation: Voilà le passeporc européen

L'Europe veut assurer les consommateurs européens de la qualité de la viande de porc. Pourquoi le porc? Parce qu'il constitue 51% de la viande la plus produite et consommée en Europe ainsi que la plus exportée. 

Ensuite, le porc est à l'origine du plus grand nombre d'intoxications alimentaires vérifiées chaque année par rapport au boeuf.

Une récente étude européenne menée par l'EFSA a révélé qu'un cochon sur dix abattus en Europe est contaminé par la salmonelle. 

Les plus grandes entreprises peuvent se permettre de mener des contrôles coûteux, mais les PME (qui représentent 94% des entreprises dans le secteur européen de la viande) n'ont souvent pas les moyens de mener ce genre de contrôles. L'U.E soutient donc le projet PORKPASS qui est une série de test et d'analyse rapide (6 minutes) et précise des pathogènes.

Actuellement, la collecte d'échantillons, leur envoi en laboratoire pour une analyse puis l'attente des résultats peuvent prendre plus d'une journée (et jusqu'à une semaine pour les tests de microbiologie classique). 

L'objectif est de donner la possibilité à chaque section de la chaîne d'approvisionnement porcine (les abattoirs et les usines de transformation de la viande) d'évaluer leurs propres normes d'hygiène rapidement et simplement. Des mesures immédiates peuvent alors être prises, ce qui permet de réduire le risque de contamination croisée et la possibilité d'un retrait potentiellement dévastateur du produit.



Le projet rassemble des centres de recherche appliquée, des universités, des laboratoires de génie alimentaire, ainsi que des abattoirs à porcs et des usines de transformation

 

Septembre 2013

L'oignon de Roscoff protégé en U.E.

oignon-de-roscoff.jpgL'oignon de Roscoff, déjà titulaire d'une AOC, vient d'obtenir l'appellation d'origine protégée (AOP) qui garantit une protection de la dénomination « oignon de Roscoff » sur tout le territoire de l'Union européenne. Cette variété est cultivée sur 24 communes du nord du Finistère, le long du littoral de la Manche qui bénéficie d'un climat océanique doux et de sols limoneux. L’oignon de Roscoff se caractérise par sa couleur rosée en interne et en externe, il se distingue par l’intensité de ses arômes; cru, son odeur est fruitée, sa texture est croquante et très juteuse, idéal en salades. Cuit, il développe ses arôme fruités en soupes.

Septembre 2013

 Les sénateurs flinguent le « fait maison »

On ne sait toujours pas ce qu'il y a dans nos assiettes au restaurant, et on n'est pas près de le savoir. Merci qui? Merci les sénateurs.

Pour mettre un peu de transparence dans nos assiettes, un amendement gouvernemental inspiré par quinze grands chefs a été adopté à l’Assemblée nationale le 27 juin 2013. Il visait à rendre obligatoire, pour les restaurants, d’indiquer sur la carte si un plat était vraiment préparé sur place à partir de produits bruts. Tout cela partait d'une bonne intention. Mais le lobby de l'agro-alimentaire a été le plus fort. L’amendement a été retoqué au Sénat le 12 septembre par 189 voix d'un front du refus de sénateurs communistes, UMP et centristes, ce qui tend à montrer que les convictions politiques s'effacent devant les petites cuisines personnelles au prétexte que ces sénateurs ne voulaient pas que l'on montre du doigt l'industrie agro-alimentaire, un des moteurs encore un peu performant de l'économie nationale.

La confusion reste donc totale devant les menus, encore une fois ce sont les consommateurs qui trinquent. Et cette confusion est encore entretenue par certains, comme Alain Ducasse, qui avaient réclamé le label « fait maison » tout en collaborant avec l'industrie agroalimentaire. Pour le député de Saône et Loire Thomas Thévenoud, « le vote des sénateurs pose la question des relations entre les parlementaires et les lobbies.» Selon lui, certains restaurateurs, mais surtout des groupes de distribution et des syndicats de restauration, avaient tout intérêt à ce que cette obligation ne passe pas. Le texte sera présenté en décembre prochain en seconde lecture à l’Assemblée nationale.

 Septembre 2013

Pesticides dans le vin: Que Choisir dénonce

Le magazine Que Choisir publie une enquête sur la présence de pesticides dans les vins français. Les résultats sont inquiétants.

La totalité des 92 bouteilles analysées ont été déclarées contaminés. Les quantités sont inférieures aux limites maximales de résidus en dessous desquelles il n’y aurait pas de danger pour la santé, mais pour juger de l’importance de ces chiffres, Que Choisir les a comparé à la concentration maximale admise pour l’eau du robinet. Et là, certains vins explosent les compteurs. En l’absence de limitations précises de résidus dans les vins, consommateurs et producteurs sont dans le flou. L’enquête montre également que les vins bio ne sont pas épargnés, et les analyses font apparaître la présence de molécules interdites en Europe, comme le bromopropylate et le carbendazyme.

Longtemps niés, les risques sur la santé humaine liés à l'emploi de pesticides sont désormais pris au sérieux dans le monde. Dans un reportage effectué par la Revue du Vin de France en mai 2005, un vigneron témoignait: «Pendant des années, on ne s'est pas posé de questions. Les mélanges (de produits pesticides) étaient faits à mains-nues. On se moquait de ceux qui se protégeaient. Il n'y avait jamais eu de campagne intensive pour nous prévenir des risques. Aujourd'hui, «globalement, les produits utilisés sont moins dangereux qu'il y a 25 ans et on se protège davantage » affirme un professionnel viticole. Autrement dit, pendant des décennies nous nous sommes lentement – mais sûrement – empoisonnés sans que les autorités sanitaires réagissent durablement.

Septembre 2013

L'homme qui fait vaciller Monsanto

Céréalier en Charente, Paul François a baigné dans l’agriculture intensive. Victime d’un accident lors de la manipulation d’un herbicide, l’agriculteur attaque son fabricant, Monsanto. Et gagne le procès en première instance. Critiqué par ses pairs pour ne pas s’être converti au bio, soucieux de maintenir son rendement, il expérimente aujourd’hui des alternatives au tout chimique. 

A lire sur l'excellent site http://www.bastamag.net

Septembre 2013

Vers un étiquetage de l'origine des produits agricoles

Le Sénat a adopté un amendement rendant obligatoire l'étiquetage de l'origine de tous les produits agricoles et alimentaires, notamment de la viande utilisée dans les plats préparés. Selon le sénateur Fauconnier (PS), rapporteur de la commission, il s'agit d'affirmer un principe général d'extension de l'étiquetage à toutes les viandes brutes ou transformées. La France est suivie par plusieurs Etats européens qui soutiennent le principe d'une information la plus complète possible des consommateurs sur leur alimentation, ce qui paraît quand même le minimum en matière de sécurité alimentaire.

Septembre 2013

Agro-industrie: le lobby contre attaque

Des chercheur de l'Université Standford (USA) ont remis en cause les bienfaits alimentaires du bio sur l'agriculture traditionnelle. Ils ont conclu, après étude d'un nombre significatif de fruits et légumes, que les bio ne contenaient pas plus de vitamines que les autres. Une telle conclusion valait bien la mobilisation d'une partie des meilleurs cerveaux de la planète. Qui a jamais prétendu le contraire? Par contre, ces têtes chercheuses ont reconnu que les bio contenaient moins de pesticides que les autres. C'est justement cela le bio! Il aurait suffit de lire les notices pour en apprendre autant que cette soi-disant enquête sceintifique... Enfin, l'Agence Reuter remarque que cette étude ne précise pas ce qu'elle entendait par "bio". Bref, un coup dans l'eau du lobby de l'agroindustrie, mais restons vigilants quand même.

Estomacs sensibles s'abstenir

Production alimentaire industrielle à la chaîne, négation de la souffrance animale et humaine, voici une vidéo accelérée de la réalité de la surconsommation prônée par les adeptes du libéralisme dans l'industrie agroalimentaire et la grande distribution. Derrière chaque image il y a des millions de nuggets, de hamburgers, des tonnes de crème glacée... A la fin on peut vomir, ça soulage. Et puis on prend son petit panier et on va au marché.

A visionner (avec modération) ici: http://vimeo.com/57126054

 Août 2013

La vérité sur...

Le kale

C'est un chou frisé, tout simplement, et pas le meilleur des chous. Certains pipoule olivoudiens s'en tartinent les fesses ou l'ingurgitent au p'tit dej pour ses vertus "detox", en réalité il ne l'est ni plus ni moins, et plutôt moins que le brocoli, le poireau ou l'artichaut. Pas la peine d'en faire des tonnes avec ça.

Le melon charentais

Contrairement à celui de Cavaillon, le melon charentais ne possède pas d'AOC, ce qui ne l'empêche pas d'être excellent quand il est cultivé dans les règles de l'art, comme à Lectoure qui en a fait sa production de référence depuis plus de 50 ans. Mais attention, hors saison (juillet, août, septembre), le melon charentais est importé d'Espagne ou du Maroc où la production est carrément industrielle.

Le camembert

Le nom de ce fromage normand, le plus connu internationalement avec le roquefort, est tombé dans le domaine public. Conséquence, n'importe quel industriel peut en fabriquer où il le souhaite à travers le monde. Pour entretenir la confusion avec l'AOC "Camembert de Normandie" ils utilisent des termes ambigües comme "Camembert fabriqué en Normandie".

Le jambon d'Aoste

« Jambon Aoste » est une marque du groupe industriel Aoste qui n'a rien à voir avec le jambon de la ville italienne d'Aoste. Il est en fait fabriqué en France à partir de carcasses de viande importées de Chine et des Etats-Unis dans la ville d'Aoste en Isère. Contrairement à son illustre homonyme italien qui est un jambon cru, il s'agit d'un jambon mi-cuit. La Commission européenne a interdit cette appellation trompeuse en 2008, depuis, la marque a adopté le nom de "Jambon Aoste".

La moutarde de Dijon

Si la recette de ce condiment traditionnel est préparé en Bourgogne, son ingrédient principal, la graine de moutarde vient du Canada et de l'Europe de l'Est. Ce n'est pas rédhibitoire, ce qui est plus grave c'est que l'appellation moutarde de Dijon n'est pas protégée, ce qui permet de la produire dans le monde entier.

Le champignon de Paris

Le champignon de Paris est devenu un nom générique. Il n'a plus de Paris que le nom, on en produit encore un peu en région parisienne et vers Saumur, mais la grande majorité proviennent de Chine, des Etats-Unis ou des Pays-Bas. 

« Raisonnée », « intégrée », « bio », faites votre choix en toute connaissance

Face aux différents labels, marques, appellations, le consommateur est souvent désemparé. Une petite revue des systèmes de production s'impose.

"L’agriculture raisonnée correspond à des démarches globales de gestion d’exploitation qui visent, au-delà du respect de la réglementation, à renforcer les impacts positifs des pratiques agricoles sur l’environnement et à en réduire les effets négatifs, sans remettre en cause la rentabilité économique des exploitations" dit le décret du 26 mars 2004 relatif aux conditions d'utilisation du qualificatif « agriculture raisonnée ». C'est clair: l'agriculture raisonnée (que l'on espère pratiquée par un agriculteur raisonnable) prend en compte de les contraintes économiques des agriculteurs, les besoins des consommateurs et la protection de l’environnement. Il n’y a pas de logo ni de sigle ou de certification qui identifient clairement les produits issus de l’agriculture raisonnée, donc la plus grande méfiance est de mise lorsque des productions sont signalées « raisonnées » par les distributeurs. Ce mode de culture autorise les produits chimiques (engrais, pesticides) même si leur utilisation ne s’effectue que s’il y a un besoin... formule des plus vagues et peu contraignante.

Du presque bio au bio

L’agriculture intégrée va plus loin en favorisant les systèmes biologiques pour lutter contre les envahisseurs de cultures. Plutôt que des pesticides, l’agriculture intégrée utilise des outils de lutte biologique (insectes prédateurs des envahisseurs comme les coccinelles). L'agriculture intégrée interdit également les fongicides. Néanmoins, si vous voulez être sur de ne pas trouver trop de produits chimiques dans votre alimentation, préférez le bio, plus encadré et plus contraignant. L’agriculture biologique proscrit l’utilisation de tout produit phytosanitaire, additif chimique ou pesticides et utilise des engrais ou répulsifs naturels. Elle s’en tient à des approches de culture et d’élevage qui combinent le recyclage des déchets, l’utilisation de traitements naturels contre les nuisibles et maladies, la sélection des plants, la récupération des graines et le respect des cycles naturels, la gestion des ressources en eau et le choix de matériaux naturels ou recyclables. Le logo français AB, géré par le ministère de l’Agriculture, est facultatif (ce qui signifie que l'on peut trouver des produits répondant à cette norme sans que le producteur ait fait la démarche, c'est souvent le cas des producteurs maraîchers). Il est décerné aux aliments composés à plus de 95% d’ingrédients issus de l’agriculture biologique.

Aout 2013

Oeufs: le bon numéro

Dans le contexte de crise qui oppose les producteurs et la grande distribution qui les étrangle, une petite révision d'été s'impose pour mieux choisir ses oeufs en identifiant le marquage imprimé sur la coquille.

Code 0 ou 1: les oeufs sont certifiés « élevés en plein air » (code 1) et agriculture biologique (code 0). Sur la boîte figurent la mention "oeufs de poules élevées en plein air " et le label AB (Agriculture Biologique) ou le label " Nature et Progrès " ou encore le label " Demeter ". Label AB : pas très satisfaisant pour l'animal. Les poules sont nourries avec 90% d'aliments issus de l'agriculture biologique dont 65% de céréales, et sans OGM. Les poules sont élevées dans des bâtiments, au sol et non en cage. Elles ne peuvent être plus de 3000 à l'intérieur (1m2 pour 6 bêtes). Elles ont la possibilité de se rendre à l'extérieur (4 m2 par animal). La lumière artificielle est autorisée pendant 16 heures au maximum. Les vitamines de synthèse identiques aux vitamines naturelles sont autorisées, mais pas les acides aminés. Les médicaments allopathiques chimiques de synthèse ou d'antibiotiques à des fins de traitement préventif sont interdits. Le coupage des becs est autorisé.

Label Nature et Progrès: une bonne référence. L'alimentation est 100% bio et n'autorise aucune vitamine de synthèse. Les poules ne reçoivent aucun vaccin et leur bec n'est pas sectionné. Elles disposent chacune de 10 m2 à l'extérieur et de plus d'un mètre carré à l'intérieur. La lumière artificielle est autorisée au maximum 16 heures.

Label Demeter: plus exigeant encore. Les poules doivent être éclairées naturellement pendant la journée. L'éclairage est fixé à 10 heures de suite la nuit. Le bec ne doit être sectionné. Les bêtes disposent de 50 m2 chacune, de bac à fientes et de perchoirs, elles ont accès à un parcours extérieur couvert par de la végétation ou partiellement protégé par un toit. La moitié de l'alimentation, 100 % bio, doit être produite sur le domaine ou en collaboration avec un autre domaine Demeter.

Code 2: élevage au sol et en volière. Les poules ne sont pas en cages mais restent en permanence dans des bâtiments fermés sans lumière du jour. Les densités restent élevées : 9 poules par mètre carré.

Code 3: spécialité de la grande distribution, servent à fabriquer les plats cuisinés. Les poules sont exclusivement élevées en cages (16 poules au m2), impossibilité d'étendre les ailes, pas de sortie extérieure. Des oeufs à proscrire totalement car si les poules sont stressées et mal traitées il est impossible que leurs oeufs soient de qualité. Boycotter cette production est un geste militant.

 

 Juillet 2013

« fraises du pays », «  tomates du jardin », « jambon de montagne », attention aux appellations fantaisistes

En vacances, le citadin se sent d'humeur suffisament aventureuse pour délaisser son enseigne de supermarché préférée où il est certain de trouver des produits calibrés et insipides, pour se risquer dans les allées encombrées des marchés « paysans », « de pays » ou de « petits producteurs ». Dans l'euphorie, car ils sont beaux ces étals au soleil, on en oublierait quelques règles simples d'achat.

Les appellations très incontrôlées « du jardin » ou « de pays » n'ont aucune valeur. Elles ne garantissent en aucun cas la proximité des produits: le « jardin » peut se trouver à 100 km, quant au « pays », c'est une notion totalement indéterminée. Pour bien acheter des produits sains et goûteux il faudra faire appel à un peu de jugeotte. Des fruits et légumes brillants et bien calibrés ne peuvent pas venir d'un petit producteur qui ramasse la veille pour le marché du lendemain. Donc on élimine d'office tout ce qui ressemble au rayon des grandes surfaces; bien souvent les étiquettes se contentent d'indiquer « France » comme provenance. La mention d'un département, ou, encore mieux, d'une commune est un bon signe. Regardez aussi les cagettes. Des indications en espagnol doivent déclencher une réflexe de méfiance. Par contre un escargot ou une limace sur une feuille de salade sont un bon indice de l'absence de traitement.

Observez où achètent les mémés du coin, à elles on la fait pas... Discutez avec les producteurs, s'ils le sont vraiment ils aiment parler de leurs produits, des variétés, c'est cela aussi le marché, un moment de convivialité. C'est le moment de manger des vraies tomates coeur de boeuf, pas ces machins gonflés et profondément rainurées produits hybrides pour les grandes surfaces, mais une tomate en forme de gros coeur, lisse, rouge ou jaune légèrement orangé. Enfin juste un mot sur les fraises. Les fameuses « gariguettes » au goût de bonbon sont une variété crée en laboratoire. Je ne dis pas qu'elles sont mauvaises, mais qu'elle proviennent des Pays de Loire ou de l'Hérault elles auront le même goût. L'été c'est le moment de tenter des expériences alors laissez-vous séduire par les produits et les variétés locales, même si ils ont une drôle d'allure.

Juillet 2013

Le saumon norvégien dangereux pour la santé

Les Français sont les premiers consommateurs en Europe sous toutes ses formes de ce poisson d'élevage.

Depuis un rapport des autorités sanitaires norvégiennes en 2006, et malgré la multiplication des études et rapports sur le sujet, la Norvège vient seulement de reconnaître les recommandations des médecins et scientifiques relevant les risques de consommation du saumon des fermes d'élevages du pays.

En 2010, la preuve a été apportés de l’utilisation excessive d’un pesticide afin de lutter contre un parasite naturel du poisson, le pou de mer. Ce pesticide présente des risques pour la santé, outre qu’il affecte les poissons, sa toxicité se transmet également à l’homme. Rien n’a été fait malgré l’alerte lancée par le gouvernement français de l’époque à son homologue norvégien. On comprend la discrétion des autorités norvégiennes lorsque l'on sait que ce pays fournit 60 % de la production mondiale de saumon atlantique.

L’élevage intensif du saumon en Norvège, dans des conditions déplorables – entassement des animaux, traitements aux antibiotiques, épandages nocifs pour l’environnement... – aboutit à produire un poisson porteur de substances nocives potentiellement transmissibles aux consommateurs et alimente une pollution grandissante dans les fjords où sont installées les fermes d'élevage.

Avec les Verts norvégiens, Europe Écologie Les Verts a exigé que toute la lumière soit faite sur les conditions d'élevage du poisson et que les recommandations de consommation établies par les autorités sanitaires soient respectées.

 Juillet 2013

Enquête: le Bio s'installe... et le tricolore triomphe

Plus de 2/3 des Français affirment faire attention au caractère naturel des produits qu'ils achètent. C'est le premier enseignement de l'étude Mediaprism/ 60 mIllions de consommateurs *.

58% des personnes interrogées s'accordent pour dire que la tendance vers le Bio est pérenne; la moitié des Français estiment que « manger bio est meilleur pour la santé » (55%) et « pour l'environnement » (45%). Les trois-quarts des interrogés privilégient les produits alimentaires fabriqués en France. Circuits courts et respect des cycles saisonniers séduisent et rassurent également le consommateur, ils sont ainsi 69% à accorder une attention particulière aux productions de leur région et 76% à privilégier des produits de saison.

Les Français ont intégré l'impact de leurs choix de consommation sur l'environnement. Ainsi, 69% d'entre eux regardent les informations sur les emballages: ingrédients lieu de fabrication et additifs.

L'enquête pointe un paradoxe: les labels sont plébiscités... mais ils ne rassurent que 21% des interrogés, 62% des Français prétendent qu'ils sont « peu ou pas du tout » influencés par le « discours vert » des marques, 89% soupçonnent ces marques de veiller avant tout à l'amélioration de leur réputation.

Les scandales alimentaires à répétition provoquent une prise de conscience: la très grande majorité des Français incrimine directement les industriels pour la « malbouffe », 71% pointent du doigt les consommateur qui demandent des produits prêts à consommer et pas chers.

* Enquête Mediaprism/60 Millions de consommateurs réalisée en juillet 2013 auprès d'un échantillon de 1 210 individus, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Avril 2013 

Pesticides: des médecins sonnent l'alarme

Des médecins du Limousin interpellent les autorités régionales sur l’impact sanitaire des pesticides dans leur région. Le texte a déjà été signé par 85 professionnels de santé de Haute-Vienne, Creuse et Corrèze. 



Le collectif affirme qu'il existe des liens démontrés entre les maladies professionnels agricoles et l'utilisation de pesticides. Les agriculteurs et leur famille sont plus fréquemment victimes de cancers, maladie de Parkinson et troubles du développement neurologique chez des enfants in utero. Ces médecins rappellent que la maladie de Parkinson a été classée comme maladie professionnelle par la Mutuelle sociale agricole. Une alerte qui aurait dû faire réfléchir les autorités de santé...et les consommateurs. Or à ce jour, ni les services du ministère de l'agriculture ni ceux de la santé n'ont bougé.

 

Vers l'interdiction des acides gras trans?

Les acides gras trans ne représentent aucun intérêt sur le plan nutritionnel. C'est la conclusion d'un récent rapport (2013) de l'agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES). Leur seul intérêt, toujours selon l'ANSES, serait de rendre les plats cuisinés industriels plus fermes et plus stables dans le temps.

Les acides gras trans se cachent derrière la mention « huile végétale hydrogénée ou partiellement hydrogénée » que l'on trouve sur les produits industriels. Au plan santé, ils augmentent le taux de mauvais cholesterol et font baisser le taux de bon cholestérol.

Espérons maintenant que la France, malgré les fortes pressions des lobbies, supprimera cet additif inutile comme l'ont déjà fait le Danemark, l'Autriche ou le Canada et suivra le vote de l'OMS (Organisation mondiale de la santé) qui va proposer l'interdiction des acides gras trans dans la filière alimentaire.

 

Huile d'olive: chronique d'une arnaque annoncée

Après les lasagnes de vache au cheval, le prochain chantier de l'Europe sera le contrôle des huiles d'olive... où les arnaques sont déjà nombreuses. Sachez vous en prévenir.

D'après les enquêteurs, le trafic international d'huile d'olive est aussi rentable que celui de l'héroïne, le risque en moins. Les trafiquants sont souvent liés aux mafias italiennes, n'hésitant pas à lancer des commandos de pilleurs sur les exploitations pour s'emparer de centaines de milliers de litres d'huile qui sont ensuite coupés, au mieux avec de l'huile de colza ou de soja de mauvaises qualité, au pire avec des restes d'huile de friture voire du savon liquide... Les producteurs européens (Italie, Espagne, France, Grèce, Portugal), comme les clients sont les premières victimes. L'UE va renforcer ses contrôles et l'information des consommateurs d'ici 2014, mais en attendant, c'est à chacun d'être vigilant.

Pour ne pas se faire piéger

Ne vous fiez pas au flacon mais à son étiquette. Les mentions suivantes sont obligatoires:

- L’aire géographique d’origine à laquelle peut s'ajouter une appellation (AOC, AOP, DOP, IGP). Les appellations d’origine françaises sont: AOC « Huile d’olive de Nyons », 
AOP « Huile d’olive de la vallée des Baux-de-Provence »,
 AOP « Huile d’olive d’Aix-en-Provence »,
 AOP « Huile d’olive de Haute Provence », 
AOP « Huile d’olive de Nice »,
 AOP « Huile d’olive de Nîmes », 
AOP « Huile d’olive de Corse » ou « Huile d’olive de Corse (Oliu di Corsica)», 
AOP « Huile d’olive de Provence ». Et c'est tout! La fraude la plus fréquente étant l'usurpation d'AOC.

- Une date de péremption.

Les autres mentions ne sont pas obligatoires mais elle sont une bonne indication:

Huile d'olive vierge extra. 
C'est une huile d'olive vierge dont le taux d'acidité est très faible et les qualités gustatives très élevées. C'est la meilleure des huiles d'olive, celle à privilégier si l'on est perdu devant le rayon.

Huile d'olive vierge. C'est un pur jus du fruit de l'olivier. Rien n'est ajouté, rien n'est retiré. Il en existe plusieurs catégories (extra, fine ou courante), toutes sont obtenues uniquement par des procédés mécaniques ou d'autres procédés physiques qui n'entraînent pas d'altération de l'huile. Plus le taux d'acidité de l'huile est bas, meilleure est la qualité. Le problème c'est que ce taux d'acidité n'est jamais indiqué. Cela ne veut pas dire qu'une huile hors AOC n'est pas bonne. Personnellement, j'utilise de l'huile de l'Hérault (Le Cagaraulier à Villeveyrac).

 Le prix est-il un indicateur fiable?

Oui... et non. Sachant qu'il faut 7 à 8 kilos d'olives pour faire un litre, le prix n'est forcément pas le même que celui de l'huile de colza! Un peu d'expérience me fait dire qu'en dessous de 13/14 € le litre il ne faut pas s'attendre à des merveilles. Mais là encore, en privilégiant les circuits courts et en limitant les intermédiaires, on peut trouver le petit producteur qui fait quelque chose d'excellent et pas trop cher. Un dernier conseil: attention aux vendeurs sur les marchés d'été...

L'huile d'olive trouve sa plus belle expression en accompagnement des légumes d'été, de ratatouilles, donc au printemps et en été. Pour le reste de l'année on peut se contenter d'huile de colza et de soja, il y en aussi d'excellentes au goût, à la santé...et au porte-monnaie.

 

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Date de dernière mise à jour : 26/10/2015

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